Les nouveaux chiens de Garde disponible en DVD
» « Il n’y a pas d’alternative au désendettement de l’État. » nous dit Nicolas Baverez. « Il est des réformes incontournables sur lesquelles il ne devrait pas y avoir de débats » nous raconte Le Cercle des économistes. Les nouveaux Chiens de garde sont toujours là. Fidèles à leur niche, ils justifient l’austérité pour le peuple et défendent les privilèges pour les riches. Alors, offrez-vous une piqûre de rappel avec ce film qui sort enfin en DVD. Un outil à diffuser, surtout, dans votre association, votre syndicat, votre parti, pour que les esprits, aiguisés, résistent mieux à la propagande.
N’enrichissez pas Pinault ! Ne pas acheter ce DVD à la FNAC, sur Amazon ou sur PriceMinister, c’est s’assurer que les bénéfices serviront, pour moitié, à financer ce journal dissident, et pour l’autre moitié, aux auteurs du film… pour leur permettre de tourner un autre documentaire ! »
Durée : 104 minutes
Prix : 14,90 euros
frais de livraison : 3 euros
Disponible dans votre boîte aux lettres à partir du 12 décembre.
Pour l’achat, c’est sur le site de FAKIR
Le PDF de présentation du Film (incluse la carte du PPA, Parti du pouvoir et de l’Argent)
La version en ligne :
Comment le blogueur et le poisson congelé sont arrivés au Conseil Constitutionnel
“Tu m’as jeté dans l’abîme, dans les profondeurs de la mer, et les courants m’ont environné ; toutes tes vagues et tous tes flots sont passés sur moi.”
[ Jonas dans le poisson (Jonas 2.1-11) ]
N’en déplaise à Ambrose Bierce qui affirme, dans son “Dictionnaire du Diable”, que « Diffamer, c’est mentir à propos de quelqu’un, et dire la vérité à propos de quelqu’un » , la vie du blogueur n’est parfois pas de tout repos car la justice ne l’entend pas forcément de cette oreille.
Ainsi, le 23 octobre dernier s’est ouvert un procès devant la 5ème Chambre du Tribunal Correctionnel de Bordeaux qui mérite toute notre attention d’internautes avisés.
L’accusé est en effet un blogueur, (nous l’appellerons ici Jonas afin de respecter son anonymat) à qui il est reproché d’avoir écrit que le poisson de la poissonnerie Lucine au Cap Ferret était « obligatoirement congelé » en raison de sa provenance lointaine, du Yemen et de l’océan Pacifique entre autres provinces exotiques.
Le journal Sud-Ouest qui hébergeait les propos sur sa plateforme de blogs gratuits ayant été mis hors de cause, c’est à Jonas que le poissonnier réclame 60 000 € en réparation du préjudice subi. Preuve étant ainsi faite qu’en s’attaquant au poisson, on peut parfois tomber sur un os.
Là où l’affaire se corse et, toutes proportions gardées, pourrait même devenir explosive, c’est que Jonas et son avocate Maître Videau ont soulevé dés l’ouverture de l’audience du 23 octobre une Question Prioritaire de Constitutionnalité ou QPC (à ne pas confondre avec la Question Prioritaire de Congélation qui relève elle du Conseil d’étal).
Voici donc que notre Jonas accompagné de Maître Videau vont pour ainsi dire frapper à la porte du Conseil Constitutionnel, non pas comme nos anciens présidents de la République pour empocher le modeste émolument de 11.500€ par mois, mais pour remettre en cause la légitimité constitutionnelle de “La loi sur la liberté de la presse” du 29 juillet 1881, d’une modernité telle qu’elle sert toujours aujourd’hui à qualifier et juger le délit de diffamation.
Ne commencez pas à maugréer sur la vétusté du Droit français – je vous entends d’ici – mais attendez plutôt la suite.
“Présumé coupable” lavez-vous (de tout soupçon)
La loi sur la Diffamation publique, articles 29 et 23 de loi du 29 juillet 1881, suppose que notre vil blogueur Jonas a bien-sûr agi avec l’intention de nuire. La diffamation doit réunir les cinq éléments constitutifs suivants : 1. L’allégation d’un fait précis, 2. L’atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne visée, 3. La mise en cause d’une personne déterminée, 4. La mauvaise foi, 5. La publicité.
A charge pour Jonas d’apporter donc la preuve de l’absence d’un funeste complot ourdi dans l’ombre des internets. Sans cette preuve d’absence d’intention, le bras impitoyable de la justice s’abattra sur lui comme le couteau du poissonnier sur la tête du mérou : il sera condamné.
Autrement dit, l’accusé doit prouver qu’il a commis une erreur en toute bonne foi. Comme par exemple Bernard Tapie pendant le procès OM-VA qui déclarait “J’ai menti, mais c’était de bonne foi”. Bon, certes, quelque chose me dit que l’exemple n’est pas terrible, mais jusque là, vous suivez, non ?
Cela revient pour Jonas à se présenter devant le Tribunal en étant déjà aux ¾ condamné : loin d’être présumé innocent comme tout justiciable, il est en fin de compte quasiment présumé coupable. On pourrait penser ici la jurisimprudence Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré à propos de l’affaire Clearstream que “les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel”.
En voici l’explication : La preuve de la bonne foi, pour la jurisprudence française, se compose de quatre éléments cumulatifs, ce qui revient à apporter quatre preuves pour en former une seule, un peu comme si les mandats de maire, député, conseiller général et ministre étaient obligatoires pour constituer un homme politique pertinent.
Donc avant qu’un juge considère une erreur de bonne foi l’accusé devra prouver : 1. La légitimité du but poursuivi. 2. L’absence d’animosité personnelle. 3. La prudence et la mesure dans l’expression. 4. Le sérieux de l’enquête.
Ainsi en Droit français, tout propos diffusé dans l’espace public devrait être le résultat d’une enquête sérieuse.
Chaque billet de blog, chaque post Facebook, chaque tweet devraient relever d’une investigation aussi méthodique qu’une chasse aux sans-papiers par un ministre de l’intérieur.
Mais comme chaque internaute a son diplôme de journaliste en poche, et que nous nous livrons tous systématiquement aux recherches les plus poussées avant de nous exprimer, est-il besoin de le rappeler ici …?
L’espace public du XIXème aussi compatible avec Internet qu’un cachalot au milieu d’un banc de sardines.
Sous la IIIème République, les blogueurs ne pullulaient pas sur la toile, et pour cause : en fait de toile, on ne pouvait surfer que sur celles de Cézanne, Gauguin et Van Gogh ou Degas. Sous la IIIème République l’espace public était réservé aux spécialistes de la parole éponyme. Le directeur de publication était déjà responsable devant les tribunaux de l’action de ses journalistes et collaborateurs dans le journal qu’il dirigeait.
Cet espace public était “nanoscopique” et son accès réservé à une élite de professionnels, un peu comme si les seuls journalistes français autorisés étaient Laurent Joffrin, Jean-Pierre Elkabach et Franz-Olivier Giesberg. A la différence d’aujourd’hui, où chaque individu est potentiellement un média et peut écrire, communiquer, diffuser, de manière immédiate au travers de cet espace commun.
Or voilà le problème : que vous soyez journaliste titulaire d’une carte professionnelle et couvert par le directeur de publication, ou blogueur comme Jonas ou même petit twittos perdu dans un océan de gazouillis, la loi ne fera aucune distinction en matière diffamatoire. Normal, elle s’appelle toujours « loi sur la liberté de la presse » et du haut de ses vénérables 131 ans, elle ne fait aucune différence entre les divers acteurs de l’espace public. Et ce n’est pas l’article 6 de la LCEN de 2004 qui change la donne sur ce point.
De la Commune de Paris au XXIème siècle , en passant par le Conseil de L’Europe
Le nom de « loi sur la liberté de la presse » est aussi trompeur qu’un président de la république française qui affirmerait que son ennemi est la Finance. Elle ne revêt de caractère libéral que dans le contexte particulier de la IIIème République : Sa raison d’être était la correction d’une loi du 16 juillet 1872 imposée dans le cadre de la Commune de Paris qui soumettait les éditeurs à un régime d’autorisation préalable pour la publication et à un cautionnement. Imaginez les saumons priés de déclarer leur périple pour remonter la rivière jusqu’à leur lieu de naissance au brochet du ministère de la pèche…
Cette loi française est âprement critiquée par le Conseil de l’Europe, qui appelait à sa dépénalisation en 2007. On notera ici que la France se conforme sans réserve aux directives européennes quand il s’agit par exemple de remettre la militante politique Aurore Martin aux autorités espagnoles, mais fait preuve du plus grand laxisme concernant l’article 10 de la Convention des Droits de l’homme, (un obscur texte français aujourd’hui oublié) au vu duquel il était demandé à la France de « réviser sa loi du 29 juillet 1881 à la lumière de la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme ».
Au rétro-éclairage de cette demande de révision, on se souviendra de l’interpellation brutale de l’ex directeur de la publication de Libération Vittorio de Filippis, amené menottes aux poignets jusqu’au bureau du juge après une garde à vue humiliante. C’était en 2008, en France, pour un délit non passible de prison.
On rappellera au passage que dans le classement de l’organisation internationale Reporters sans frontières, le coq tricolore se retrouve ainsi à la 44ème place, bien après la Jamaïque, le Costa Rica ou encore Hong Kong. Sur 178 pays, cela a de quoi inquiéter, et pas seulement notre égo cocardier.
Pour l’heure la France ne tient pas pleinement compte des juridictions supranationales en matière de diffamation. La dépénalisation de la diffamation est aujourd’hui certes beaucoup moins médiatique que celle du cannabis, mais il convient de le constater, au moins tout aussi taboue.
L’affaire de Jonas, du poisson congelé -ou pas-, et du poissonnier Lucine, est une occasion de plus de soulever la nécessité de la modernisation de la loi sur la diffamation et de la soumettre à l’avis du Conseil Constitutionnel. Et comme ce vénérable organisme est composé de jeunes gens alertes, passionnés du web et des nouvelles technologies, et d’une absolue intégrité intellectuelle (Valérie Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy étant le haut d’un panier de vénérables hommes politiques absolument au dessous de tout soupçon), nous ne manquerons pas de suivre de près la réponse à cette Question Prioritaire de Constitutionnalité qui potentiellement nous concerne tous.
Read More« Jean-François de Nantes »
« Jean-François de Nantes » – Chanson de marin.
Avec l’aimable participation involontaire de Jean-François Copé et Ziad Takieddine pour l’animation visuelle. Un grand merci à Mediapart et aux Internets pour les photos, au Liban pour ses paysages, et aux fabricants de yachts, et aux protagonistes pour ces émouvantes photos de vacances d’exilé fiscal avec ministre du Budget de l’époque.
Read More[Billet invité] « Le temps des assassins, histoire du détenu N° 1234. » de Philippe Soupault – Par Jacques Deruelle
Dans une brocante, les livres oubliés, véritables trésors de lecture comme «Le temps des assassins», histoire du détenu N° 1234 de Philippe Soupault, publié en 1945 par les Éditions de la Maison Française, relié demi-cuir, sont un bonheur de trouvaille pour le bibliophile.
Le poète, ami d’Aragon, de Breton ou de Benjamin Peret, cofondateur du mouvement surréaliste (Les champs magnétiques) et romancier a pris soin de témoigner par le menu de la période de son emprisonnement à Tunis en 1942, une Ville, où jusqu’à l’armistice il fonda et dirigea une radio.
Le lecteur est frappé dès les premières pages par le ton minimaliste, le caractère dépouillé de l’écriture, sans effet ni artifice.
«Dire bêtement la vérité… la littérature n’est jamais aussi haïssable que dans le domaine de la souffrance» prévient l’auteur.
Un fil conducteur guide le récit, le refus de toute compromission avec le régime haï du maréchal Pétain et l’affichage d’un mépris ostentatoire pour ses affidés, policiers, juge ou gardiens de prison, en vertu d’une dignité qui préserve la seule part de liberté inaliénable, celle de penser.
Soupault et ses codétenus, les «dissidents» ont en commun le rejet absolu de la «révolution nationale» perçue dès son instauration comme un sous-produit du nazisme. A une époque où les médiocres les affairistes prenaient le pouvoir dans le sillage de la dictature née de l’alliance entre Pétain et Hitler sur le sol français, où la corruption et le double jeu se développaient sitôt la guerre éclair enlisée sur le front Russe, la lucidité militante de quelques-uns, risquant parfois leur vie comme otage, au fond d’une prison, sonne comme un désaveu de la «vieille prudence bourgeoise» à l’œuvre dans le pays, prudence, tiédeur ou indifférence formant l’état d’esprit sur lequel la tyrannie se répandit comme une épidémie.
«Les dissidents n’étaient pas des héros», souligne l’auteur, mais ils refusèrent de s’abaisser car tout État despotique génère la peur mais la soif de liberté commande de la combattre…
En lutte contre la domination de la classe bourgeoise, son milieu d’origine, Soupault a cependant refusé d’adhérer au parti communiste d’Aragon et de Breton, estimant la poésie, par essence libre de tout conformisme et incompatible avec l’inféodation partisane.
Ami de nombreux peintres, il n’a collectionné ni possédé aucun tableau, ne multipliant dans sa longue vie que l’ivresse des voyages, les découvertes et les rencontres vitales, poète toujours en quête de dépaysement. Il mourut à l’âge de 93 ans sans avoir connu le succès mais les mains propres, «je n’ai pas fait le trottoir et le succès corrompt, oblige à se répéter» assenât-il toujours lucide, à la fin de sa vie, consolé par la poésie de n’avoir pu devenir botaniste.
Relire Philippe Soupault, c’est faire renaître un authentique porte voix de la conscience humaine, celle qui rétablie la vérité d’une époque en démaquillant ses plus vilains acteurs.
Jacques Deruelle
Read More« Des Jeux Olympiques mémorables »… avec le soutien de nos partenaires.
« Le sport est une propagande permanente pour le libéralisme économique. Il exalte bien sûr les marques, la consommation débridée, le fétichisme de la marchandise, mais aussi la loi du plus fort, le mépris des plus faibles, le culte de la performance, de l’évaluation, de la maximisation des forces, de la concurrence forcenée. Son idéal : les hommes sont des loups pour les hommes, homo homini lupus. » [Robert Redeker - Philosophe]
C’est à la lueur de cette explication que l’on savourera le slogan du CIO (« IOC_Marketing_Media_Guide_2012« ) : « Délivrer des Jeux Olympiques mémorables afin d’inspirer toute une génération avec le soutien de nos partenaires »
Alors, ces fameux partenaires (Worldwide Olympic Partners) qui « soutiennent l’inspiration de toute une génération » ?
Coca cola : Accusé par le magazine britannique The Ecologist d’exploiter les immigrés d’origine africaine qui récoltent les oranges dans le sud de l’Italie. En l’état actuel, pour chaque kilo de fruits récoltés, la multinationale verse sept centimes aux petits producteurs. Ces derniers paient les saisonniers de 20 à 25 euros par jour – en échange de douze à quatorze heures de travail dans les plantations. Ce tarif n’est toutefois appliqué qu’aux travailleurs placés sous contrat, les autres devant se contenter d’une quinzaine d’euros par jour. http://is.gd/UkcSrn
Acer : Expert en racket de vente liée “les produits sortent d’usine déjà pré-installés et dotés d’un OS. ACER est le constructeur informatique qui a été le plus condamné par la justice (sept fois jusqu’à ce jour) pour le caractère abusif de sa procédure concernant les licences logicielles vendues de force avec tout nouvel ordinateur de sa marque. http://is.gd/NM7YvW
Atos : On rappellera le scandale des salaires chez ATOS : Des dirigeants qui gagnent plus de 500 000€ par an alors que les bas salaires, eux, ont droit à 6 € brut d’augmentation par mois. http://is.gd/B8yoWB
DOW : Refus de prendre en charge les conséquences de la catastrophe de Bhopal survenue en Inde en 1984, quand une usine, rachetée en 1999 par Dow, avait explosé, faisant plusieurs milliers de morts et continuant aujourd’hui toujours de polluer la région.
General Electric : Le PDG de General Electric a été propulsé en janvier 2011 à la tête du Conseil pour l’emploi d’Obama. Les révélations sur les impôts non payés par GE font désordre pour le moins : le New York Times a révélé que le groupe qui avait réalisé 10 milliards de dollars de bénéfices sur son exercice 2009 n’a pas payé d’impôt aux Etats-Unis. Il en est de même sur 2010. http://is.gd/hPpjJZ
Mac Donald’s : Fait pré-frire dans un premier temps ses frites dans ses usines aux Etats Unis puis les congèle et les exporte dans toutes ses filiales dans le monde. Le hic c’est qu’après les avoir découpées elles les trempe dans une fine couche à base de graisse de porc ou de graisse d’origine bovine (tué par choc électrique) ce qui leurs confère leurs matières croustillantes après friture. Ainsi ces produits se retrouvent partout dans le monde et notamment dans les pays musulmans et en Inde. Ainsi la compagnie a présenté ses excuses à l’Inde et à la communauté indoue et à la communauté végétarienne. http://is.gd/qdL31V
On rappellera également le scandale de Mc Do et des oeufs, des conditions d’élevage insalubres des volailles. http://is.gd/8ioCm8
Panasonic : qui a annoncé un plan de restructuration comportant la suppression de 35.000 postes dans le monde entre 2010 et 2013 http://is.gd/rjpz15 et qui vient d’annoncer un bénéfice multiplié par près de sept au premier trimestre de son exercice décalé, bénéfices « essentiellement en raison d’une diminution de ses coûts. » http://is.gd/Fb8vt8
Procter and Gamble : (Ariel, Persil, Monsieur Propre, Max Factor, Oil of Olaz, Camay, Pantène, Tampax, Always, Pampers, etc…). P&G aime bien expérimenter sur animaux : En 1987, ils combattent la proposition de certains de leurs actionnaires visant à éliminer les tests sur animaux pour tous leurs produits ménagers. Puis, en 1989, ils tentent de lancer un programme de 17,5 millions de dollars pour persuader les législateurs américains et l’ensemble du public, y compris les écoliers, que les tests aboutissant à empoisonner, aveugler, brûler, mutiler et tuer des milliers d’animaux sans défense étaient non cruels et nécessaires (mais l’intense opposition des amis des bêtes aux États-Unis réussit à faire avorter ce projet). Enfin, en 1990, cerise sur le gateau sanglant, Procter & Gamble fait pression contre la législation visant à interdire l’atroce test de Draize dans l’État de Californie. http://is.gd/jSXBQ2
Samsung : On rappellera la démission de Lee Kun-Hee, empereur, pardon, président du conglomérat sud-coréen Samsung, inculpé d’évasion fiscale et d’abus de confiance, pour avoir détourné 4500 milliards de won soit environ 3 milliards d’euros. http://is.gd/NMiNG7
Visa : bloque les donations au site de Wikileaks depuis 2010. WikiLeaks a indiqué dans un communiqué qu’un tribunal de Reykjavik lui avait donné raison face à Valitor (anciennement Visa Iceland), société qui gère les paiements avec les cartes Visa et MasterCard. WikiLeaks estime à « plus de 20 millions de dollars » le manque à gagner. Des plaintes contre le blocage des dons à WikiLeaks ont été déposées dans d’autres pays et la Commission européenne enquête sur cette affaire. http://is.gd/SfTIGH
N’oublions pas Le Comité International Olympique (CIO) dont les membres sont des modèles de vertu ou de quoi effectivement « inspirer toute une génération ». (ou « La Mafia c’est mieux quand c’est légal »)
Pierre-Olivier Beckers – Homme d’affaires belge – Aux USA, nommé à la huitième place dans le classement des plus importants patrons du secteur des supermarchés (en 2010, 2011 et 2012)
Franco Carraro – Italie – Ex maire de Rome. Ex membre de l’UEFA. Président de la banque MCC S.p.A. Président démissionnaire de la Fédération italienne de football à la suite du scandale des écoutes téléphoniques impliquant des arbitres et la Juventus Turin en 2006. Toujours membre du CIO.
Iván Dibos – Pérou – Administrateur de sociétés, membre du conseil d’entreprises industrielles et commerciales, de banques, de chaines de télé péruviennes. Consul honoraire du Luxembourg et de Monaco.
Pál Schmitt – Hongrie – Ancien président démissionnaire de la République de Hongrie suite à la révélation dans la presse que plus de 90 % de sa thèse de doctorat est un plagiat d’études antérieures. Son titre de docteur d’université lui a été retiré par l’université. Toujours membre du CIO.
Vitaly Smirnov – Russie – Premier vice-ministre des sports d’URSS de 1970 à 1975.
Chiharu Igaya – Japon – Membre du conseil d’administration de l’American Home Assurance Co., et de l’American International Underwriters; président de Chiyoda Consultants K.K.; président de l’AIGKK; président honoraire de la compagnie d’assurances AIU; président de la société Worldwide Business Consultants.
Son Altesse sérénissime Princesse Nora de Liechtenstein – Liechtenstein – Comtesse de Rietberg, marquise douairière de Mariño. Princesse d’un charmant royaume de 34.000 habitants pour plus de 80.000 holdings, où le secret bancaire encore plus rigoureux qu’en Suisse, notoirement inscrit sur la liste des paradis fiscaux non-coopératifs de l’OCDE.
Francisco J. Elizalde - Philippines – Vice-président et directeur de Elizalde & Co., Inc., Elizalde International (Phil.) Inc., Elizalde Paint & Oil Factory, Inc., Elizalde Rope Factory, Inc., Elizalde Security Equipment Mfg., Corp., Tanduay Distillery, Inc.; directeur de Johnson-Pickett Rope Co. Inc., Mineral Exploration & Development Co.
Son Altesse sérénissime le Prince Souverain Albert II – Monaco – Prince d’une charmante bourgade de 32 000 habitants qui compte environ 30 banques, 340 000 comptes ouverts dont 210 000 détenus par les non-résidents, ventilés dans les 47 banques au total présentes sur le territoire.
Lambis V. Nikolaou – Grèce – Entrepreneur en travaux public, on lui doit notamment la supervision de la construction du stade olympique d’Athènes. N’y voir aucun conflit d’intérêts.
Son Altesse royale la Princesse Anne d’Angleterre – Royaume Uni – Princesse royale (Anne Elizabeth Alice Louise), membre de la famille royale britannique, à la dixième place dans l’ordre de succession au trône britannique. Seule fille du duc d’Édimbourg et d’Elisabeth II.
Willi Kaltschmitt Lujan – Guatemala – President of Comunicaciones Group, Director of Advertising, Public Relations and member of the Executive Board of Duwest Inc.; Past President of Guatemalan Foreign Trade Commission of FUNDESA.
Richard L. Carrión – Puerto Rico – Directeur de la FED de New York pour l’année 1999. PDG et directeur executif de la Banco Popular de Puerto Rico, et chairman, president et directeur executif de la Popular Inc., Banco Popular’s holding company.
Comte Jacques Rogge – Belgique - Chirurgien orthopédiste, président et autorité suprême du mouvement olympique depuis 2001, il a été anobli par le roi Albert II de Belgique en 2002. Il s’est opposé à la commémoration, par une minute de silence durant la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de 2012 des 40 ans de l’assassinat de onze athlètes israeliens par des terroristes palestiniens durant les Jeux Olympiques de Munich en 1972
Thomas Bach – Allemagne – Chairman of the board of the Michael Weinig AG Company (Germany); Chairman or member of various companies’ boards; President of the Ghorfa Arab-German Chamber of Commerce and Industry e.V.
Cheikh Ahmad Al-Fahd Al-Sabah – Koweit – Ancien président de l’OPEP. Ministre de l’Information – médias et culture (2001-2003), ministre de l’Énergie-pétrole, gaz, eau, électricité (2003-2006), ministre de la Sécurité nationale (2006-) du Koweit.
James L. Easton – USA – PDG de la société de pointe en équipement du tir à l’arc, Jas. D. Easton, Inc. et propriétaire de Easton Technical Products et de Hoyt Archery. Ancien propriétaire et président de Easton Sports, Inc.
Sir Craig Reedie – Royaume Uni – Avocat et associé dans un cabinet de conseillers financiers.
Mario Pescante – Italie - Ancien Membre du conseil d’administration de la STET (Sociéta Finanziaria Telefonica e Telecomunicazioni); membre du conseil d’administration de la BNL (Banca Nazionale del Lavoro – section crédits spéciaux); Ancien membre du conseil d’administration et du conseil exécutif de l’Institut du crédit sportif; Ancien sous-secrétaire d’État chargé du sport au ministère des Biens et Activités culturelles ; député au Parlement italien; président de la Commission de l’Union européenne du Parlement italien. Démissionnaire de son poste de vice-président du Comité international olympique après que le gouvernement italien eut refusé d’endosser la candidature de Rome en vue des JO de 2020, déclinée par Monti à cause de la crise économique en Italie.
Gerhard Heiberg – Norvège – Ancien Président-directeur général de Norcem (Entreprise de ciment norvégienne). Ancien président du directoire de la Banque centrale de Norvège (Den Norske Bank) et de la chambre de commerce de Norvège (Norwegian Trade Council).
Austin L. Sealy – La Barbade – Banquier, directeur de sociétés publiques de radio, de télévision, de sport et de tourisme; ambassadeur de la Barbade au Royaume-Uni et en Israël (1993-1994); consultant en commerce international et en gestion financière.
Alex Gilady – Israël – Ancien vice-président, puis vice-président senior de NBC Sports depuis 1981. Fondateur et président-directeur général de la Keshet Broadcasting Ltd, concession de la télévision commerciale d’Israël. Président de Keshet Broadcasting.
René Fasel – Suisse – Docteur – Depuis 1994, il préside la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF). Actuellement sous le coup d’une enquête de la Fédération Internationale de Hockey sur Glace pour une affaire de corruption.
Jean-Claude Killy – France – Diverses collaborations comme promoteur de nombreuses multinationales comme General Motors ou United Airlines. En 1992, prend la tête d’Amaury sport organisation (Organisation Tour de France et Paris-Dakar) jusqu’à 1999. Membre du conseil d’administration de Rolex S.A. et ancien membre du conseil d’administration de Coca-Cola jusque fin 2005.
Olegario Vazquez Rana – Mexique – Président et fondateur du Grupo Empresarial Angeles : 26 hopitaux, 30 hotels au Mexique et aux États-Unis, la Finance avec Grupo Financiero Multivalores qui détient une banque, une compagnie d’assurance et une société de courtage, un secteur médias avec le Media Grupo Imagen qui détient le journal national Excelsior, et un réseau de stations de radio de 70 affiliés et le réseau national de télévision Cadena Tres.
Syed Shahid Ali – Pakistan – Directeur général de Treet Corporation Limited; directeur exécutif de Zulfeqar Industries Limited; directeur de International General Insurance Company of Pakistan Limited, de RYD Dairies Limited et de S.S Farms, de Loads Limited, de Packages Limited.
Kun-Hee Lee – Corée du Sud – PDG, Maître absolu et Empereur éclairé de Samsung – Inculpé en 2008 d’abus de confiance et d’évasion fiscale pour avoir mis en place un système totalement illégal visant à conserver le contrôle de la société par la famille en multipliant les participations croisées. Fortune personnelle estimée à 5,2 milliards d’euros en 2010, soit l’homme le plus riche de Corée.
Ottavio Cinquanta – Italie – A travaillé dans des structures financières et de l’industrie pétrochimique, notamment comme manager dans la compagnie pétrolière italienne Tusco Petrol. A fait l’objet d’un grand nombre de critiques de la part de la communauté du patinage artistique pour sa proposition d’un nouveau système de notation en dépit de son manque de connaissances avoué sur ce sport. Plusieurs fois personnellement hué par le public.
Guy Drut – France – En octobre 2005, jugé dans le procès du système de corruption de l’affaire des marchés publics d’Île-de-France. Guy Drut était également actionnaire d’une entreprise de BTP, la SAR de Francis Poullain, dont le redressement fiscal fut à l’origine de l’affaire des HLM de Paris. Il a obtenu 2,5 millions de francs au titre de ses dividendes en quatre ans. Guy Drut a été amnistié à titre individuel pour cette condamnation par un décret du président Jacques Chirac, non publié au Journal officiel, du 25 mai 2006. En France, ces faits doivent donc être étymologiquement oubliés, sous peine de poursuites pénales. Le casier judiciaire de Guy Drut est donc à nouveau vierge. Cette amnistie permettra donc à Guy Drut de représenter dignement à nouveau la France au CIO.
Chargé de mission au Cabinet de Jacques Chirac (1975-1976); adjoint au maire de Paris, chargé des sports (1985-1989); député de Seine et Marne (élu en 1986, réélu en 1988, en 1993, en 1997 et en 2002); conseiller municipal de Meaux (1989-1992); conseiller régional d’Île de France (1992-1998); maire de Coulommiers (1992-2008); ministre de la Jeunesse et des Sports (1995-1997)
Son Altesse Royale le Grand-Duc Henri du Luxembourg – Luxembourg – Fils aîné du Grand-Duc Jean et de la Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg.
Général Mounir Sabet – Egypte – Beau-frêre de Hosni Moubarak, le général Mounir Sabet a été impliqué dans le scandale de la vente de 70 sociétés appartenant au gouvernement égyptien par le biais d’United Cap, et fut soupconné de corruption et de commissions versées à son entreprise. Ancien président du conseil d’Egyptian Marsa Alam Aviation Services; ancien président du conseil d’Egyptian Aviation Services.
Melitón Sanchez Rivas – Panama – Expert comptable, Fondateur et directeur général de la société d’experts comptables/consultants Sanchez Rivas & Associés; directeur comptable de la société d’import/export Sanchez Rivas & Associés; directeur comptable de Venpana, S.A. (Banque internationale de la zone libre Colon); contrôleur et directeur comptable de Grupo Biskayna, S.A.; consultant international en comptabilité.
Leo Wallner – Autriche – Fut : Directeur général puis vice-président du conseil de surveillance de Casinos Austria; président du conseil de gestion des Loteries autrichiennes ; président du conseil d’administration, président, puis membre régulier du conseil de surveillance de Casinos Austria International; Vice-président du conseil de surveillance des Loteries autrichiennes; Actuellement membre de plusieurs conseils d’administration en Autriche.
Son Altesse royale le Prince d’Orange Willem-Alexander – Pays-Bas – Prince héritier des Pays-Bas.
Ser Miang NG – Singapour – Président de TIBS International Pte Ltd (1975); président de l’Association automobile de Singapour (1988-1996); membre de la société d’assurances «Ombudsman» de Singapour (1990-1996); président de NTUC Choice Homes (1996-); membre du comité consultatif des entreprises de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) (2001-2008); président de NTUC Fair Price (2005-); directeur de la Holding de la presse de Singapour (2007-).
Samih Moudallal – Syrie – Directeur de la planification et des statistiques au ministère des Finances; directeur général de deux sociétés industrielles; conseiller et secrétaire du président du Parlement; secrétaire général du Parlement syrien.
Joseph S. Blatter – Suisse – 14 ans de casseroles à la tête de la FIFA. Dans le collimateur du Conseil de l’Europe pour corruption généralisée. Auteur de phrases célèbres comme « Elles pourraient, par exemple, avoir des shorts plus serré » (à propos du football féminin) ou « »Il n’y a pas de racisme dans le foot ». Ex-directeur du chronométrage sportif et des relations publiques de Longines S.A. et délégué de Swiss Timing. Toujours membre du CIO.
Lamine Diack – Sénégal – Chairman de la Société Nationale des Eaux du Senegal (1995-2001). Ancien maire de Dakar. Reconnu coupable par le CIO (un comble) de conflits d’intérêts, notamment voir profité de la société ISL (fermée en 2001) à l’époque partenaire commerciale du CIO pour se voir remettre 43 000 euros en liquide, en trois versements. Culpabilité qui lui a valu un simple avertissement, il continue de siéger au sein du Comité international olympique.
Carlos Arthur Nuzman – Brésil – Avocat, propriétaire d’un bureau juridique, propriétaire d’un bureau immobilier, membre du barreau section de l’État de Rio de Janeiro, ex-membre du conseil d’administration du Plan stratégique de la ville de Rio de Janeiro, ex-membre du Conseil national du sport du Brésil.
Zaiqing Yu – Chine – Ex directeur général de China Sports Development Co. Ltd. Vice-ministre en charge de l’administration générale du sport. Ex assistant du gouverneur, région autonome de la Mongolie intérieure de Chine.
Timothy Tsun Ting Fok – Hong Kong – Président de Fok Ying Tung Group, membre du conseil législatif de la Région administrative spéciale de Hong Kong, Chine. Membre du Comité politique consultatif pour la Chine.
John D. Coates – Australie – Président de William Inglis & Son Ltd (société de vente aux enchères de race chevaline et de services financiers); vice-président et administrateur non-exécutif de David Jones Limited, partenaire dans le cabinet d’avocats de Sydney Kemp Strang, directeur des filiales australiennes de Grosvenor Group Limited (société de promotion immobilière privée détenue par le duc de Westminster), membre du conseil consultatif de la Nouvelle-Zélande (propriété de la société d’investissement Grant Samuel). Siège à la filiale australienne de la société de relations publiques Burson-Marsteller.
Issa Hayatou – Cameroun – Président de la confédération africaine de football (CAF). A reconnu être impliqué dans des affaires de corruption à la Fifa (175 paiements illégaux faits entre 1989 et 1999, pour 100 millions de dollars), notamment pour avoir touché un chèque de 25.000 francs suisse de la part d’International Sports and Leisure (ISL)
Son altesse royale le Prince Nawaf Faisal Fahd Abdulaziz – Arabie Saoudite – Président en charge de la jeunesse (ministère de la Jeunesse et des Sports) d’Arabie Saoudite, président de l’Association saoudienne des auberges de jeunesse.
Patrick S. Chamunda – Zambie – Ex Directeur général de la société de produits pétroliers raffinés ROP Limited (1973-1977). Ex membre du conseil d’administration de l’établissement bancaire Finance Bank (Zambia) Limited. Ex Vice-président du Centre d’investissement de Zambie; Ex Président du conseil d’administration de la compagnie de chemins de fer Zambia Limited. Ex pprésident du conseil d’administration de la compagnie nationale des aéroports Zambia Limited.
Son altesse le Cheik Tamim Bin Hamad Al-Thani – Qatar – Emir héritier du Qatar – Commandant en chef des forces armées du Qatar. Vice-président du Conseil suprême des affaires économiques et des investissements. Grand officier de la Légion d’Honneur française.
Sir Philip Craven – Royaume Uni – Président du Comité International Paralympique 2012. Ancien Chef des services administratifs de la British Coal Corporation (Société d’exploitation du charbon).
Francesco Ricci Bitti – Italie – Haut dirigeant et membre de conseils d’administration, depuis plus de 30 ans, de plusieurs multinationales de premier plan spécialisées dans la technologie de l’information et les communications (Philips, GTE, Alcatel, Olivetti, Telecom Italia)
Son altesse royale le Prince Tunku Imran – Malaisie – Président de la Société d’aluminium de Malaisie et des Ciments malaisiens Lafarge. Président du groupe Petra. Président exécutif de Syarikat Pesaka Antah. Ex-directeur exécutif Haw Par Malaisie, ex directeur général du groupe de sociétés Antah.
Patrick Baumann – Suisse – Ex-juriste au bureau de la Police des étrangers de Lausanne. Ex juriste à la Société de Banque Suisse à Lausanne. Secrétaire général de la FIBA. Collaborateur de l’ouvrage « Marketing des organisations sportives – Construire et gérer les réseaux et les relations »
Claudia Bokel – Allemagne – Assistante de recherche au laboratoire de contrôle du dopage de Cologne (accrédité par le CIO) ET conseillère principale en administration des entreprises chez Bayer Business Services. Ex-présentatrice sur Eurosport.
Richard Peterkin – Sainte-Lucie – Associé, PricewaterhouseCoopers (Expertises comptables), Caraïbes orientales. Ex-Comptable, KPMG Saskatoon, Canada. Ex-superviseur et associé, KPMG Sainte-Lucie. Ex-associé PricewaterhouseCoopers Sainte-Lucie. Ex président de la Chambre de commerce de Sainte-Lucie. Ex-président du Conseil économique national de Sainte-Lucie.
Son Altesse Royale le prince Frederik André Henrik Christian – Danemark – Comte de Monpezat, héritier du trône de Danemark et Régent du royaume lors des déplacements de la Reine à l’étranger.
Habu Gumel – Nigeria – Président du Conseil de la régulation de l’ingénierie au Nigéria. Secrétaire exécutif du Fonds de la loterie nationale.
Habib Macki – Oman – Ex-membre du conseil banque et finance, et président du comité des hommes d’affaires russo-omanais. Propriétaire du Bureau d’ingénierie moderne. Associé dans Oman International Exchange LLC. Ex-membre du conseil d’administration et du conseil exécutif de la Chambre de commerce et d’industrie d’Oman (OCCI). Ex-membre du tribunal de commerce d’Oman et ex-membre de la cour d’appel de commerce d’Oman.
Göran Petersson – Suède – Secrétaire général du Centre suédois des congrès et des expositions. Président d’une société de construction de bateaux. Président d’une société immobilière et de construction. Ex-président du conseil consultatif d’une banque commerciale. Ex-Juge au tribunal de district. Ex-président-directeur général chez Advokatfirman Vinge. Ex-président d’une société d’ingénierie.
Son altesse royale le Prince Feisal Al Hussein – Jordanie – Fondateur de la compagnie aérienne Royal Falcon. Fondateur de la Jordan International Air Cargo. Chef du haut comité d’organisation du Salon des forces d’opérations spéciales (SOFEX). Président de la Commission royale pour l’eau.
José Perurena – Espagne – Directeur du département informatique, Saint-Gobain (Espagne)
Docteur Gerardo Werthein – Argentine – Directeur des finances de Banco Mercantil Argentino (banque commerciale et de détail) (1986-1993); de 1994 à 2009 : président-directeur général du groupe Caja de Ahorro y Seguro (le plus grand groupe d’assurance d’Argentine); président de Caja de Seguros (compagnie d’assurances de biens et risques); président de Caja de Seguros de Vida (la plus grande compagnie d’assurance-vie d’Argentine); président de La Caja ART (compagnie d’assurances contre les risques professionnels); président de l’Instituto del Seguro de Misiones (compagnie d’assurances); président de Caja de Seguros de Retiro (caisse de retraite); président de Banco Caja de Ahorro (banque commerciale et de détail); président-directeur général de Los W S.A. (société d’investissement); membre du conseil d’administration de Gregorio, Numo y Noel Werthein S.A. (firme agroalimentaire); vice-président de Telecom Argentina; président de WAI de Argentina SL (société d’investissement); membre du conseil d’administration de Telecom Personal (principal opérateur de téléphonie mobile); président de BSI – Werthein (société d’investissement, Lugano, Suisse)
« Chaque fois que je vois le nombre 1, j’ai envie de l’aider à s’échapper… Il a constamment à ses trousses, derrière, le zéro qui veut le rattraper et devant, toute la mafia des grands nombres qui le guettent. » [Romain Gary]
Bonne fin de Jeux Olymfric 2012 à tous…
Autres ressources :
- Officiel : http://www.olympic.org/
- S.I.Lex – Comment la propriété intellectuelle a transformé les Jeux olympiques en cauchemar cyberpunk : http://is.gd/fDL2sU
- Tony Blair, les marchés Olympiques et un aperçu d’une autre Grande-Bretagne http://is.gd/ssGrbb
Copé comme cochon, ou la part du gâteau de Jean-François.
Mon cher Jeff,
Tu permettras tout d’abord, parce que je suis ton dévoué, que je te rende un hommage appuyé, à toi qui aime tant parler d’identité nationale et critiquer les étrangers, en t’appelant « mon cher Jeff ». J’avais bien pensé à « mon cher Copelovici » ainsi que s’appelait ton grand-père Marcu Hirs Copelovici, avant de devenir Marcel Copé, mais c’est un patronyme que l’on pourrait confondre avec Capelovici, comme le célèbre Jacques dit Maître Capello. Or il semble qu’à bien y regarder, toi tu ne te payes point uniquement de mots.
Donc, mon cher Jeff, tu déclarais il y a peu, avec le miel d’un Michel Drucker de la pensée libérale, par un beau matin du 1er mai 2012 à propos du discours du soir du futur ex-président aujourd’hui finalement exilé en Quad au Maroc: « Ce sera le discours d’un homme d’état, responsable, qui va s’adresser à l’ensemble des français pour leur dire qu’il n’est pas de grande nation qui puisse avancer si elle n’est organisée autour de la valorisation du travail, par opposition à l’esprit d’assistanat, qui, il faut bien le dire, anime beaucoup la philosophie socialiste, mais plutôt celle de solidarité qui est la notre. »
Bien que ta phrase, mon cher Jeff, soit grammaticalement claire comme de l’eau de Roche®, j’ai tout de même cherché à savoir ce que c’était ce machin qui revient aussi souvent dans ta bouche que les homosexuels dans celle de Christian Vanneste : « l’assistanat ». Pour le vrai travail, tu avais déjà expliqué, ainsi que le rapportent Sophie Coignard et Romain Gubert dans le livre “l’oligarchie des incapables” : “ Tu comprends, si on n’a ici que des gens qui se contentent de 5 000 euros par mois, on n’aura que des minables ». Et donc un vrai travail, ça j’avais pigé le truc, c’est quand tu gagnes plus de 5000€ par mois, que t’es membre du top 10 % des revenus français. Du coup je me suis retrouvé très emmerdé, ne sachant plus qui je devais classer dans la catégorie des minables ou dans celle des assistés, ou bien même dans celle des deux à la fois.
Bien sur toi, mon cher Jeff, tu n’as pas ce problème : Député de Seine-et-Marne, Maire de Meaux, Président de la Communauté d’Agglomération, patron de l’UMP et un avocat à temps partiel, tu crèves un peu le plafond des indemnités à 9 730 euros brut par mois. Mais heureusement, vu que tu gagnes quand même moins qu’un footballeur et qu’il faut bien sucrer les fraises, ton contrat d’avocat te rapporte la bagatelle d’environ 200 000 euros d’honoraires fixes par an, pour faire la médiation entre des sociétés françaises et des états étrangers. Le rayonnement à l’international, c’est là que j’ai commencé à comprendre, mon cher Copelovici, pardon, mon cher Jeff, ce que c’est qu’un vrai travail, à la différence de l’assistanat.
De ces cons qui se lèvent pour aller bosser à l’usine pour 1000€ par mois, lequel est capable de diriger une mairie le matin, une Communauté d’Agglomération le midi, une charge de député au café, l’UMP l’après-midi, un cabinet d’avocat à l’apéro, pour finalement être à l’heure pour diner le soir à l’hôtel particulier de 600m2 à 12 millions d’euros au 40 de l’avenue Georges-Mandel de ce cher Ziad Takieddine ? Une vraie course contre la Rolex, pardon contre la montre ! Et le tout sans te départir de ton sens aigu de l’esthétique, toi qui ne taris pas d’éloges – même si ça sent encore un peu le sang chaud des ivoiriens – entre les tapisseries de cette ancienne demeure de Félix Houphouët-Boigny, où tu aimes tant guincher de temps en temps avec quelques charmants exilés fiscaux du premier cercle.
Là où j’ai constaté que tu étais vraiment un type brillant, c’est quand j’ai regardé les chiffres de l’assistanat : Le RSA coute environ 3,8 milliards d’euros par an, tandis que les journalistes évaluent le montant du patrimoine des français évadé fiscalement à 600 milliards d’euros, enfin ceux qui ont enquêté sur le sujet. Et là, ça m’a sauté au visage comme une aiguille de Botox à celui de Carlita : ces 3,8 milliards de perdus dilapidés au profit des minables seraient quand même bien mieux au chaud en Suisse dans des comptes à Zurich avec leurs milliards de petits copains.
Je me suis souvenu, mon cher Jeff, de ta déclaration pendant le débat sur cette saloperie de RSA: « Il y a des gens dont on sait qu’ils sont dans une situation de précarité extrême et de désespérance, qui ont des problèmes de santé, des troubles psychologiques. Ceux-là ont besoin d’un accompagnement et de solidarité. » Du Zola, ou presque, écrit avec des moufles, mais il faut dire qu’il fait froid, à Gstaad, en cette saison.
Je pense que tu devais parler de Ziad Takieddine qui semble effectivement avoir bien besoin d’accompagnement et d’assistance psychologique, lui qui crachait sur des journalistes de Canal+ il y a quelques semaines en leur ordonnant de se mettre à genoux pendant le tournage de l’émission Spécial Investigation. Heureusement, si son patrimoine est évalué par les avocats de son ex-épouse à plus de 100 millions d’euros, quand tu étais ministre du budget de novembre 2004 à mai 2007, il ne déclarait que 250 000€ de revenus par an et 0€ d’impôts. Je reconnais bien là ton sens de l’accompagnement et de la solidarité, qui ferait passer Serge Dassault pour un vulgaire trotskiste de la CGT de Corbeil-Essonnes.
Alors ça il y en a du monde qui a gloussé de t’avoir vu en photo dans la piscine de la villa à 18 millions d’euros du Cap d’Antibes de Takieddine. Mais quel ministre du Budget, mon cher Jeff, aurait la cuistrerie de s’interroger sur l’origine du patrimoine d’un ami intermédiaire en ventes d’armes, quand il t’offre des vacances tous frais payés dans son château à 3 millions d’euros au Liban ? Il faudrait être con comme un gauchiste. Ces gens là n’ont décidément pas comme nous la rigueur morale d’une caisse enregistreuse, et ne savent rien du plaisir de se baigner en slip dans l’évasion fiscale et de bronzer au frais – certes paradoxaux – du blanchiment d’argent.
Mon cher Jeff, tout ça c’est la faute des journalistes, comme tu l’as si bien dit avant la présidentielle : « Nous avons assisté à un véritable déni de démocratie, j’ai vu de mes yeux des reportages à la télé, des commentaires de journalistes qui étaient systématiquement dans le même sens. » Il n’aura échappé à personne que les quatre industriels français, Bouygues, Dassault, Bolloré et Lagardère qui détiennent peu ou prou 90% de la presse française sont de vilains crypto-marxistes à la solde de l’assistanat, toujours prêts à signer des chèques à ces pousse-minables des Restos du Coeur au lieu de les envoyer bosser dans les mines d’uranium d’Areva au Niger.
Comme tu l’as si bien rappelé il y a quelques années : « La sanction c’est la meilleure des préventions. » Et quand il a fallu se prononcer sur la rigueur pour tous ces assistés, heureusement que tu as mis les choses au clair, dans un élan qui ferait passer Malraux pour un éditocrate néo-stalinien de Secret Story : «D’accord, ce n’est pas ça la rigueur… Appelons ça cueillette des olives en Basse-Provence!». Je propose qu’on se garde les olives pour trinquer avec Brice à l’apéro, mon cher Jeff, et qu’on leur refile les noyaux à replanter, ce qui leur fera toujours un truc à bouffer le temps que ça pousse.
J’ai appris récemment que quand ce cher Nicolas Bazire, à l’époque n°2 de LVMH, était venu voir Ziad à propos de son ami Mr Achcar, qui se retrouvait avec une douille de 6 millions d’euros d’impôts à payer, il avait suffit d’un coup de fil à ton ministère du Budget pour que tu lui signes une petite ristourne de 4 millions. J’aime les gens sur qui on peut compter, mon cher Jeff, l’amitié ça n’a, comme dirait Eric Besson, (presque) pas de prix. Les assistés qui se foutent sur la gueule pour une boite de pâté chez Lidl, ça ils ne peuvent pas comprendre…
J’espère sincèrement, mon cher Jeff, que tu vas coller une torgnole à Fillon au prochain congrès de l’UMP. La France vraiment de droite a besoin de toi, il faut redresser le parti sur des valeurs morales blanches et chrétiennes bien blanches et bien chrétiennes entre gens pas minables, et nos gentils amis les généreux évadés fiscaux auront plus que jamais besoin de toi avec les Mendès Franco-gauchistes au pouvoir. D’ici à ce qu’ils aillent chercher des poux dans la tête de Maurice Bidermann parce qu’il est domicilié au Maroc sans payer d’impôts en France, et qu’il est inscrit sur les listes électorales à Paris et fait partie du premier Cercle des donateurs de l’UMP, il n’y aura que l’épaisseur d’une chèque de Bettencourt dans la poche d’Eric Woerth.
Je veillerai mon cher Jeff, à te faire parvenir tous les éléments que je pourrais débusquer concernant ces fraudeurs d’assistés, et plus encore si ils sont un tant soit peu bronzés d’apparence, mais pas version cabine à UV/Séguéla, plutôt bronzés d’origine façon Taubira, qui non seulement n’est pas très claire, mais en plus n’est qu’une gonzesse. Heureusement j’ai vu qu’à l’UMP tu as bien veillé à ce qu’elles ne soient pas plus de 30% à se présenter. Qui c’est qui va nous préparer la truite saumonée et laver nos slips si elles se mettent à faire de la politique, tu peux me dire ? Le France marche sur la tête !
Ah et si pour ta part, tu peux penser à moi pour ta prochaine niche fiscale, je serai comme toujours ton dévoué car je croquerai bien à l’arrivisme frico-politique moi aussi : comme toi, mon cher Jeff, anti-social, je perds mon sang-froid assez régulièrement, et ma Rolex commence à avoir des ratés en ces temps sombres où l’on ne peut même plus s’acheter un jet pour aller chercher le pain.
En attendant, je m’en vais relire ton chef-d’œuvre : « Promis, j’arrête la langue de bois » qui trône en bonne place sur ma table de chevet, à coté des albums de Carlita, de la biographie de Jean-Marie Messier, de l’intégrale de Bigard, et du numéro spécial de Challenges avec Eric Woerth en couverture sur la traque des exilés fiscaux, en méditant sur comment on pourrait en finir avec ces salauds d’assistés de pauvres qui nous empêchent de siroter tranquillement notre Single-Malt 18 ans d’âge en fumant des cubains sur le yacht « La Diva » à 4 millions d’euros blanchis de Takieddine.
Dès que j’ai la solution, promis, je te bip sur le numéro de portable de ta puce au Liechtenstein. D’ici là, porte toi bien, continue comme ça à taper sur ces millions d’inutiles, et surtout ne lâche rien : De Neuilly-sur-Seine, je t’assure qu’on suit tout ça de très près et que tu es un peu notre Master Chef du jus de cuisson du veau à la sauce aux pruneaux, et indéniablement, le roi pour couper les parts du gâteau. On se régale.
Bien à toi,
Cordialement,
Pierre Deruelle
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